Paris-Une belle journée au Louvre-Lens et au Centre de Mémoire de la Verrerie d’Anche

Les premières journées de printemps nous amènent dans les Hauts de France visiter deux sites très différents l’un de l’autre ; le premier consacré aux Beaux-Arts et à l’architecture moderne, le second tourné vers l’industrie verrière et son histoire.

Capture d'écran 2017-05-02 12.28.11Le groupe de plus d’une trentaine d’amicaliste de la région parisienne, arrivé à Lens par le TGV, est d’abord impressionné par l’architecture du bâtiment et de son environnement. Nous passons en effet, d’un paysage urbain de cité minière de la fin du XIXè siècle, au dessin futuriste et abstrait du XXIè. A peine entré, il en est de même avec ces grands vitrages (semble-t-il de Saint-Gobain) entourés par de grandes allonges brillantes d’aluminium anodisé. Une excellente conférencière nous prend en charge pour parcourir la galerie du Temps, grand hall d’œuvres d’Art de tous genres. Leur disposition très différente des musées plus anciens comme le Louvre de Paris, fait apparaître une scénographie à la fois chronologique et pluridisciplinaire qui crée un dialogue nouveau entre les époques, les techniques et les civilisations. à  la fois chronologique IMG_0014Trop peu de temps comme d’habitude… et aussitôt un autocar nous entraine dans un paysage d’anciens terrils classés maintenant au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco.

Le déjeuner pris au Briquet, restaurant du musée de la mine à Lewarde, nous fait une excellente transition avec la visite de l’après-midi au Centre de Mémoire de la Verrerie-d’en-Haut, installé dans l’usine Saint-Gobain d’ Aniche.

Nous y retrouvons René Diverchy, Directeur du Centre, et Michel Debève, l’un des précurseurs du Centre. Ils nous font découvrir ensuite la richesse du Centre de Mémoire, à travers outils, produits, photos, films. …IMG_0109Le tout permettant de comprendre le métier du verrier depuis celui qui, à l’aube du XIXè, soufflait à la bouche, les bouteilles puis les « canons » de verre à vitre, puis les acteurs actuels du float-glass le plus souvent techniciens dans des locaux techniques observant des dizaines d’écran et manipulant à distance des sortes de robot adaptés au travail du verrier, en passant par les étireurs des procédés Fourcauld et Pittsburg des années intermédiaires. La vie de ces verriers apparaît aussi dans cette belle Halle lumineuse à travers les bureaux du D.G., les laboratoires de contrôle, l’infirmerie, le bureau de paye, la chapelle, la vie syndicale…Elle apparaît aussi dans leur vie extérieure, à travers des locaux reconstitués dans la cave du bâtiment, l’estaminet, la coopérative ouvrière, leur logement dans les cités.

L’ensemble mérite vraiment le Trophée de l’Industrie 2017, qui lui a été décerné récemment, par la Société Industrielle du Nord, avec quelques sociétés industrielles actuelles de la région.

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