Activités 2015

 

 

L’ AVENTURE MICHELIN et le PUY DE DOME EN TRAIN CREMAILLERE

 Un ciel étoilé, présage d’une belle journée en ce début septembre. Cette journée   réunie 45 personnes en route pour Clermont-Ferrand, ville dominée par sa cathédrale gothique du XIIIe siècle (Notre Dame de l’Assomption). Préfecture du département du Puy de Dôme elle est également préfecture de la région Auvergne.

La matinée nous fera découvrir l’aventure Michelin par un parcours scénographique de 2000 mètre carré. Cette mise en scène originale et interactive, débute avec André et Edouard Michelin par l’application du pneumatique. Aujourd’hui l’entreprise emploi 110 000 personnes dont 20 000 en France. Elle dispose de 70 sites de production répartis sur 18 pays. Cette visite a été appréciée par l’ensemble du groupe.

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Nous passons très vite à table avec un repas auvergnat, cela va de soit !!!   Personne ne flâne car le Puy de Dôme nous attend, premier site touristique naturel de la région. Le panoramique des dômes (un train à crémaillère) créé en 2002 permet d’accéder au sommet en une vingtaine de minutes. Il grimpe ainsi en colimaçon sur les flancs du volcan. Plus sûr et plus écologique, ce train à crémaillère s’inscrit dans la démarche d’inscription de la chaine des Puys au patrimoine de l’U N E S C O. Le site est grandiose; 80 volcans s’étalent à nos pieds, leur alignement est unique au monde. Le site fait le régal des parapentistes qui offrent un spectacle sympathique et apprécié par les nombreux touristes.

Belle sortie qui se termine par un pique nique offert par l’Amicale, où nous avons eu la joie de trinquer (apéritif offert par JACQUELINE et LOULOU) à l’occasion de leurs 50 ans de mariage. Bravo à Eux ! Nous leur souhaitons encore 50 ans de bonheur (un petit effort) nous seront tous avec vous !!!

Après cette sympathique journée de détente et de bonne humeur, nous nous disons à très bientôt pour d’autres découvertes avec la complicité des cars Jaccon. Merci à tous !

 

LA BEAUTE DES LANDES

 

Il est 7 heures, ce premier juin, où 25 personnes de Saint Romain se préparent à partir dans les Landes. Un bouchon ralentit le parcours à l’approche de l’autoroute de Clermont. Les bords de l’autoroute à Thiers sont couverts de genêts, c’est beau. Plus loin se dresse la basilique de Clermont en pierre noir de Volvic. Le Puy de Dôme est caché par le brouillard. Un arrêt a l’aire de repos de Manzat pour le petit déjeuner.

Que de monde c’est la période des pèlerinages à Lourdes. Sous une pluie diluvienne (qui ne dure pas) nous remontons dans le car. Les panneaux routiers nous indiquent les belles régions que nous longeons. Rompant la monotonie des forêts et des bruyères qui bordent l’autoroute, les gorges de la Sioule, de nombreux viaducs, la Creuse (Aubusson, Guéret), La Corrèze (Tulle, Brive La Gaillarde), les gorges de la Dordogne (Lascaux) et à Périgueux le « Poussin Jaune » qui nous accueille pour le repas de midi. Dommage que nous n’avons pas le temps de visiter cette belle ville, mais Vieux Boucau, lieu de notre villégiature, est encore loin !

Arrivée au village vacances (La Junk), la distribution des clés des chambres particulières pour chacun, avec salle de bain et toilettes, satisfait tout le monde. A 19h un cocktail de bienvenue, puis le restaurant où un menu succulent nous attend. Ouf ! que c’est bon de retrouver son lit après 650 km.

Le 2 Juin, matinée de détente avec un guide, direction le lac marin, le port D’Albret. Très actif autrefois, il a été détrôné par Bayonne qui en 1572 détourna l’Adour. Vieux Boucau (1500 habitants l’hiver – 15000 en été) devient une petite ville balnéaire très prisée. Ensuite quartier libre pour une promenade vers l’océan, ou une marche. Grâce a Michelet, un garçon du pays, notre petit groupe a eu le droit de pénétrer dans les arènes où, à partir du 16 juin, se déroule le spectacle des vaches landaises qui ne comporte pas de mise à mort, mais beaucoup d’agilité pour les éviter. Plus loin, le fronton de la pelote basque (n’est ce pas Jacqueline ?). Cette dame s’est tellement entraîné (et sans chistéra) à ce sport, qu’un soir, en jetant la clé à Loulou, celle-ci a atterri sur le toit….

Au marché les étales regorgent de produits du terroir et de nippes avant que le repas soit pris au village vacances. L’après midi départ pour Cap Breton, Hossegor, Soustons avec J.R. (Jean René) notre guide. Arrêt à Cap Breton où les pécheurs du pays, sous la halle, étalent les poissons pêchés dans la nuit (bar, raie, morue, thon et…), quel régal pour les yeux. Après une violente tempête le port baleinier se comble en 1367 et change le nom de Cap de l’Adour pour Vieux Boucau (Boucau en gascon signifie vielle embouchure). Il conserve toutefois sa pêche de morue vers Terre Neuve et sa production de vins de sable, « l’estacade ». Une digue de 40m a été construite sous Napoléon III pour protéger le port. Certains courageux accompagnent J R sur le pont de bois qui avance dans la mer, brrr! , brrr! Nous reprenons le car pour Hossegor ou le surf règne en maître. Venu de Californie, ce sport de glisse voit beaucoup s’implanter de prospères entreprises, à Anglet, Cap Breton et sur toute la côte atlantique.

Dans cette cité, d’importants projets immobiliers voient le jour. Du car nous pouvons admirer les belles maisons (style basque) ou les propriétaires viennent goûter le charme et la discrétion de ce site enchanteur. Plus loin l’étang noir, est entouré par le mannose Landaise (végétation luxuriante). L’étang blanc, petit plan d’eau, où se trouvent plusieurs cabanes sur pilotis (la tonne) permettent de guetter le gibier d’eau. Le guide nous parle de l’exploitation du chêne liège qui a fait la richesse de ce coin des Landes, avec le gemme (résine du pin). A Soustons (sur le lac de 730 hectares), la fabrique de bouchons a dû fermer lors de l’apparition de ceux en plastique. Quand nous roulions au bord de mer nous avons pu constater la progression et l’infiltration du sable fin dans les maisons, malgré la végétation plantée sur les dunes. Retour et dîner au village après cette longue journée.

 

Le 3 Juin, petit déjeuner, et départ pour Bayonne et Biarritz. A Bayonne visite chez un artisan fabricant de jambon, démonstration et dégustation fameuse qui mérite bien des achats. Les vieilles rues, bordées d’anciennes maisons très hautes soutenues par des étais, nous conduisent sur le bord de la Nive où nous retrouvons, serrées les unes contre les autres, les mêmes maisons en meilleur état. Sous les halles sont exposés les produits du terroir fort alléchants. Dans la ville haute foisonnent de nombreux magasins d’espadrilles et de linge basque. Bayonne est célèbre pour son jambon, mais   l’est aussi pour le chocolat (XVIIe siècle), ses liqueurs (Ibarra) et ses fêtes d’août où, pendant plusieurs jours, la tenue blanche et rouge reste de rigueur.

 

Biarritz lieu de prédilection de Napoléon III et d’Eugénie son épouse, de la reine Victoria et bien d’autres souverains. De superbes villas princières, surplombant la longue plage de sable fin, méritent bien quelques photos (ce coquin de Jojo a même pris une Naïade en petite tenue). Une marche nous conduit jusqu’au « rocher de la vierge » (bâtit sous Napoléon III). Relié autrefois par un pont de bois, il fut remplacé par une passerelle métallique sortie des ateliers Eiffel. Les grosses vagues, qui viennent s’échouer sur les écueils dans un fracas terrible, sont très impressionnantes. Biarritz est mondialement connu pour ses surfeurs, mais aussi pour ses chants, ses danses, ses fêtes, les jeux de pelote basque et sa passion pour le rugby.

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Ensuite nous prenons la route pour quelques s villages basques (Ascain, Saint Pierre de Nivelle), arrêt à Ainkoa (le plus joli village de France) aux maisons fleuries, peintes en rouge et blanc, le fronton de la pelote faisant corps avec l’église, le cimetière hérissé de stèles discoïdales (les Croix basques sont le symbole de la région). Auparavant le chauffeur nous avait arrêtés à Espelette (célèbre pour son piment rouge), dans une chocolaterie pour une démonstration et dégustation de divers chocolats aux gouts très variés. Pas étonnant qu’à la boutique se pressait beaucoup de gourmands. Une journée encore très animée, terminé par un diner et un sommeil bien mérité, sauf pour les marcheurs et les beloteurs.

Le 4 Juin, départ 9h pour Marquèze. Arrêt à l’ancienne gare de Sabres où se dresse l’Ecomusée, exposant les anciens outils et de rustiques machines manuels pour le travail de la terre. Dans une autre salle des vidéos nous plongent dans l’histoire du pays à travers les paysages et la vie des habitants de cette région. Un petit train centenaire nous amène, à travers landes et forêts, dans le quartier de Marquèze. Un restaurant nous y attend, où nous nous régalons avec sa cuisine copieuse et généreuse de produits régionaux, mais il y fait très chaud. L’après -midi la visite de Lairal (village landais reconstitué où les gens vivaient en autarcie) se déroule sous un soleil brûlant. Pourtant c’est un parcours très intéressant, avec ses maisons basses à colombages (celles du métayer, du meunier, la grange, la bergerie, le four a pain). Dans la prairie paissent les brebis dont leurs petits sont surveillés par le berger perché sur ses échasses. Un seul bélier s’occupe des brebis et compte tenu du nombre d’agneaux c’est assurément un sacré gaillard le bougre !! . Nous reprenons le train, un arrêt a la boutique souvenirs, puis le car, direction la Junk à Vieux Boucau.

Le 5 Juin, une longue journée nous attend, jusqu’en Espagne. Après avoir longé la côte (Hendaye) premier arrêt à la frontière Iruir-Behobra où des magasins d’alcools, de tabacs attirent les touristes. Après les achats sur les conseils de notre guide, le chauffeur nous conduit au Mont Jaïckibel (455 m) pour admirer un panorama splendide. Malheureusement le brouillard tombe brusquement nous privant de ce point de vue (les Pyrénées à gauche, le golfe de Gascogne et l’océan à droite). Il fait frisquet et les chapeaux de paille achetés la veille par Papa et Loulou, ne leur sont d’aucun secours, par contre cela n’empêche pas les robeuses pottocks de brouter dans le pré le long de la route.

Maintenant à la cidrerie Agiuraca, il nous faut affronter le copieux repas promis ; omelette à la morue, deux plats de morue cuite différemment, deux énormes entrecôtes, légumes, fromages, desserts, café, le tout arrosé de cidre ou de rosé, entreposé dans d’énormes barriques ou chacun se servait à volonté, à ne plus pouvoir se lever de table. N’est ce pas papa, cet homme si prévenant qui en avait oublié sa maman !! Dans le car, le silence règne, on digère et on ronfle.

Nous traversons San Sébastian, grande ville universitaire célèbre pour sa baie la Condia où sur les boulevards s’alignent de riches maisons bourgeoises pourvues de superbes balcons comme partout en Espagne. Notre guide nous propose un arrêt à Saint Jean de Luz, port d’où partait la pêche à la baleine, et qui abrite aujourd’hui les thoniers et sardiniers peints de couleurs vives. Devenue ville balnéaire, cette station est très renommée pour sa grande plage, son climat et sa gastronomie.

C’est à Saint Jean de Luz que Louis XIV épousa l’infante Marie Thérèse d’Espagne dans l’église Saint Jean Baptiste, dont l’intérieur date du XVIIe siècle. Les trois étages de galeries en chêne étaient réservés aux hommes pendant la messe. Le chœur surélevé comporte un retable resplendissant d’or. De nombreuses compositions florales agrémentent l’église qui mérite le détour. Arrivée au village vacances où chaque soir, l’apéritif nous est servi au car (ah ces gens de la Loire). Après le repas un loto est programmé au bar, Raymonde et Colette se laissent tenter, attablées avec des suriquoises. Personne n’a gagné, mais une super soirée de rigolade termine notre séjour à Vieux Boucau.

 

Le 6 Juin, après le petit déjeuner voici le moment du départ, un dernier au revoir au responsable de Vieux Boucau. Ces quelques jours ont très vite passés à la découverte de ce coin de France, et les repas pris au village ou a l’extérieur furent de vrai régal. Merci aussi à l’Amicale des retraités qui chaque année nous transporte vers d’autres horizons. Le dernier diner pris ensemble s’est déroulé à Trélissac (Dordogne), dans une guinguette au bord de l’Isle le « Jardin des pêcheurs », et comme toujours le repas était succulent. A 14h45 nous rejoignons le car en direction de Gannat. L’autoroute est monotone, mais une sieste nous l’a fait paraître moins longue. Il est un peu plus de 20h, à l’aire de repos de la plaine du forez, l’arrêt habituel pour le casse croûte offert par les cars Accon toujours très apprécié.

 

C’est avec regrets que nous nous séparons. Merci encore a Roger Jacqueline et ceux qui œuvrent pour nous faire voyager. Merci Colette.