AGE

Activités d’AGE Platform Europe

Dans le numéro AFJ de décembre 2017, nous avions insisté sur le contenu du document dit « Socle européen de droits sociaux » développé sur les trois axes : 1. égalité des chances et accès au marché du travail, 2. pour des conditions de travail équitables, 3. protection sociale et inclusion, document adopté par le Conseil de l’UE le 17 novembre à Göteborg/Gothenburg.

Depuis cette proclamation, les grands réseaux européens d’action et d‘intervention sociales (notamment les 47 fédérés au sein de la « Plateforme Sociale » à Bruxelles) saisissent l’occasion de ce texte pour rappeler que le futur de l’Europe ne peut se réduire à une convergence des économies et des fiscalités, mais que des progrès sur des « standards sociaux «  doivent être aussi constatés.

Ainsi, le réseau européen de lutte contre  la pauvreté (EAPN) a demandé que les objectifs de l’agenda « Europe 2020 »  affichés il y a dix ans soient repris car la pauvreté affecte encore près du quart de la population de l’UE.

Ces évolutions doivent se concrétiser dans le processus de cadrage et de consultation annuel  dit « Semestre européen ». 

AGE, de son côté, a rappelé que, pour le moment, des domaines importants de ses combats restent hors du champ du processus en question : la lutte contre la discrimination dans l’emploi touchant les seniors, le soutien aux aidants familiaux/informels, le risque de pauvreté avec l’avancée en âge, les aides à la dépendance (« soins de longue durée »), l’accès aux services dans les territoires éloignés des centres urbains…

Concernant le projet de Directive sur l’équilibre vie-travail (« work life balance », cf. AFJ de Décembre), AGE a salué la proposition de la CE d’instaurer un minimum européen de cinq jours payés par an accordé aux aidants (« carers’ leave ») et d’inciter au développement des investissements dans les services d’éducation et d’assistance des jeunes enfants. Tout en reconnaissant la modicité de l’avantage des cinq jours, AGE fait valoir le fait que cette proposition est une claire reconnaissance au niveau de l’EU de la nécessité d’accompagner les changements démographiques en cours.

Son ambition est qu’une telle mesure ouvre la voie demain à d’autres droits : revenu minimum, assurance-santé, droits aux allocation-chômage pour les aidants s’étant éloignés un temps du travail jusqu’à des droits à pension pour les durées consacrées à l’assistance d‘un proche.

 

Dans AFJ, nous ne nous arrêtons pas aux travaux d’études-recherches auxquels l’équipe de AGE est associée depuis de nombreuses années, car ils ne consistent pas en des actions ponctuelles (comme une campagne), mais se déroulent sur des périodes  longues (deux à trois ans en général).

Bon an mal an, une quinzaine de collaborations sont menées en parallèle : nous vous renvoyons à la zone  publique du site dite «  AGE involvement in EU projects ».

Ces projets sont financés à 100 %  par l’UE sur des budgets particuliers dédiés aux appels publics à projets. Dans la terminologie en usage, on les distingue du « travail politique » (« policy work ») qui, lui, est financé à 80 % par une subvention de la DG Justice (depuis quelques années sur le programme  REC = «  Rights, Equality, Citizenship »)  et à 20 % par les membres plus d’éventuels sponsors.

La DG Justice a donné son accord le 30 janvier à la proposition du « travail politique » de AGE pour 2018  dans le cadre d’un programme stratégique sur quatre ans approuvé l’an dernier (cf. AFJ octobre).